Conclusion

 

Et voilà. En moins de deux cents pages, nous avons tenté l’impossible, faire tenir sous un même toit deux régions très différentes, mais combien riches, l’une comme l’autre, d’histoire, de mémoire, de coutumes, de trésors, de secrets, de saveur et de caractères. Ce fut une gageure. Le lecteur dira si nous l’avons tenue.

Nous sommes partis pour la Bretagne et la Nor­mandie avec l’intention de les découvrir pour mieux vous les faire découvrir. Mais au plaisir de l’œil s’est ajouté l’élan du coeur. Nous avons aimé Bretagne et Normandie. Et nous voudrions que ce livre fasse partager cet amour.

Nous avions un handicap. Nous n’étions ni bre­tons, ni normands. Au terme de notre travail, nous croyons que cette lacune fut, finalement, un avantage. Car nulle part notre origine n’a empêché la rencontre ni rafraîchi l’accueil. Bien plus, il nous a ainsi été possible de découvrir à la Normandie des vertus que les Bretons n’auraient pas voulu y voir, et à la Bretagne des douceurs que les Normands se refuseraient à imaginer. Pour nous, le Cotentin n’a pas été terre revendiquée, et les Marches de Bretagne n’ont opposé nulle forti­fication. Nous avons apprécié ce que Bretagne et Normandie ont en commun, démesure maritime, âpreté au travail, sens de l’accueil, goût du beau, culte de la dignité. Nous avons aussi soupesé les différences. Essentielles dans les origines de population et les vicissitudes de l’histoire, appréciables dans les comportements individuels et collectifs.

S’il nous fallait résumer, nous dirions que les Nor­mands ont du bon sens et la Normandie du goût. Et aussi que les Bretons ont une conscience, et la Bretagne une âme.

Alex Décotte / Maximilien Bruggmann

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