Galeries Mongolie

Retrouvailles

Je n’y suis allé que trois fois dans ma vie mais la Mongolie me fait chaud au coeur. J’y avais passé une partie de l’hiver 1993 dans une famille nomade que je croyais ne jamais revoir. Avec le Transsibérien, je me suis arrêté quelques jours à Oulan Bator, en 2007. Et je n’imaginais pas y revenir un jour, tant mon plus cher souvenir était cette famille itinérante, sans doute impossible à retrouver, avec qui j’avais partagé, sous la yourte et dans la steppe, le vie et les travaux de tous les jours.

En 1993, j’avais filmé quelques-uns des beaux moments de cette aventure mongole et j’en avais placé un extrait sur YouTube, sans espoir que mes amis d’un hiver puissent jamais le voir, privés qu’ils étaient de téléphone, de télévision, d’internet. Et voilà qu’en 2018, via internet justement, me parvenait le message d’une personne que je ne connaissais pas ou que, du moins, je croyais ne pas connaître. C’était en fait l’une des filles de a famille, partie pour Oulan Bator pour faire des études, d’abord, y travailler, ensuite. Sur la vidéo de l’époque, elle n’était qu’un bébé emmitouflé qui, 25 ans plus tard, me demandait s’il serait possible de lui envoyer l’ensemble des images tournées alors.

  • Vous les envoyer, non. Mais vous les apporter, oui !

C’est ainsi qu’est né le projet de ce voyage, finalement effectué à l’automne 2019 en compagnie – et avec l’aide inestimable – de Martina, une jeune femme suisse qui avait passé plusieurs années en Mongolie, au début des années 2000, apprenant le langue, maîtrisant son cheval et rencontrant d’incroyables personnages. Martina était venue raconter son histoire dans une émission de télévision que je présentais. Nous nous étions ensuite perdus de vue. En 2019, j’ai fini par la retrouver, quelque par en France, mariée, maman de deux enfants en bas âge. L’idée de partir avec elle me rassurait, me stimulait. Avec elle, je pourrais mieux comprendre ce que je n’avais qu’entrevu, deux décennies plus tôt. Mais pourrait-elle, voudrait-elle ? Après quelques jours de réflexion, sa réponse était tombée. C’était oui !

Bien sûr, je souhaitais tourner un nouveau film, qui ferait suite au précédent. Il est aujourd’hui en cours de montage. Mais chacun sait combien il est difficile, sur le terrain, de tenir en même temps une caméra vidéo et un appareil photo. C’est pourquoi nombre des images de ces galeries ont été prises par Martina. Qu’elle en soit remerciée!

Suivront, ces prochains jours, d’autres galeries de photos consacrées à la Mongolie. Je m’attaquerai ensuite au reste du monde. Vive le confinement!